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Le « baiser qui tue » d’Emmanuel Macron

Le Président de la République a annoncé une aide de 210 millions d’euros pour l’hôpital unique entre Tarbes et Lourdes. Le PCF 65 dénonce le « baiser qui tue » du Président…

Centre Hospitalier de Bigorre à Tarbes
Le PCF des Hautes-Pyrénées refuse le projet d'hôpital unique entre Tarbes et Lourdes (Illustration, DR).

L’aide de 210 millions d’euros annoncée par le Président de la République pour construire le futur hôpital unique entre Tarbes et Lourdes n’est pas du goût du Parti Communiste des Hautes-Pyrénées. Dans un communiqué, les militants et élus du PCF 65 dénoncent un « baiser qui tue », refusant la création d’un hôpital commun sur le site de Lanne. Ils préfèrent un maintien du nombre de lit, des deux sites bigourdans et un renforcement des moyens pour la santé publique dans les Hautes-Pyrénées.

Voici le communiqué du PCF 65. «Le Président Macron est en campagne électorale et dans ce cadre il fait des promesses. Venu dans les Hautes Pyrénées pour suivre une étape du Tour de France il en a profité pour rencontrer le gratin politicien local, et leur annoncer une « grande nouvelle »: l’État financerait la construction du nouvel hôpital unique de Lanne à hauteur de 75 % soit un apport de 210 millions d’euros.

Alors que la crise sanitaire met pourtant en évidence le rôle des hôpitaux publics de proximité, ce « beau monde » insiste lourdement pour mettre en œuvre le projet d’hôpital unique qui de fait supprimerait cette proximité. De notre point de vue, l’argent consenti pour faire un nouvel hôpital serait mieux utilisé si on le consacrait à une affectation immédiate afin de créer des lits et non d’en supprimer, de créer des emplois en titularisant les contractuels, de former du personnel soignant et d’embaucher des médecins, de rénover le patrimoine hospitalier existant et de combattre la privatisation et la marchandisation de la santé. Là est la véritable urgence, le véritable enjeu, plutôt que la construction d’un nouvel hôpital qui ne ferait qu’aggraver la réponse aux besoins de santé de la population.

A dix mois de l’élection présidentielle Macron n’est donc plus à une promesse près. Cependant il ne faut surtout jamais oublier que beaucoup de promesses jupitériennes, annoncées à grand renfort médiatique, n’ont jamais été tenues. Les promesses n’engagent donc que celles et ceux qui les croient… Ce soutien présidentiel confirme que la construction d’un nouvel hôpital unique entre Tarbes et Lourdes vise en fait pour les autorités politiques et sanitaires, à se doter d’un établissement à vocation départementale qui annihilerait encore plus les missions actuelles des 4 hôpitaux de proximité existants. Ce projet répond à une volonté politique de continuer de concentrer les moyens afin de réduire, voire de supprimer à terme, le service public hospitalier au profit de la santé privée. Cette opération laisserait ainsi, le champ libre à ce secteur privé et libéral qui se retrouverait, en situation de quasi-monopole sur Tarbes et sa banlieue.

A voir un tel empressement présidentiel et du gratin politicien du département à vouloir concrétiser ce projet, à l’imposer au forceps, sans consultation de la population concernée, il est clair que la fusion des hôpitaux de Tarbes et de Lourdes est d’abord une décision politique de casse du service public hospitalier alors qu’il est présenté comme allant résoudre les problèmes de soins de la population. Sur le plan environnemental, argumenter aujourd’hui qu’il faut construire un hôpital neuf en pleine campagne sur des terres agricoles et naturelles plutôt que de rénover l’établissement actuel bien situé en zone urbaine est une ineptie.

Et que deviendrait le site actuel de la Gespe ? La démolition, comme l’a déjà envisagé le Maire de Tarbes ? Une friche de 200 hectares en plein chef-lieu de département ? De plus ce choix provoquerait l’augmentation du trafic routier pour les usagers, les personnels, la logistique et les services de secours. Nous pensons au contraire, qu’il faut maintenir les quatre hôpitaux de proximité existants et les inciter à retrouver leur capacité à accomplir toutes leurs missions en partant de leur activité et de leur capacité actuelle.

Depuis son ouverture, l’hôpital de Tarbes a fait l’objet de nombreux travaux pour répondre aux mises en conformité, adapter l’offre de soins à l’évolution des techniques et améliorer les conditions d’hospitalisation et d’humanisation. Ainsi, l’ensemble des services a été refait. Son évolution régulière est donc incontestable et permet d’offrir des soins de proximité et de qualité à la population. Il en est de même pour l’hôpital de Lourdes qui a eu de nombreux aménagements.

Nous demandons donc, la poursuite des rénovations, avec la mise en place immédiate d’un plan pluriannuel de rénovation globale, du site actuel de la Gespe, ainsi que le maintien et la poursuite de la coopération entre tous les hôpitaux publics du département. Optimiser les hôpitaux existants pour répondre à toutes leurs missions d’hôpitaux de proximité, éviter un gâchis scandaleux d’argent public, préserver l’environnement, voilà les raisons qui motivent notre demande d’abandon du projet de construction d’un nouvel hôpital à Lanne ainsi que la poursuite et l’accélération des rénovations de tous les sites actuels. Cette proposition est la garantie d’une offre de soins efficace et équitable pour toute la population de notre département.»

Pyrénéesinfo à Tarbes.

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Tag(s) : #65 Tarbes & Agglo
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